vendredi 23 mai 2008

Internet et la traduction

J’ai fait mes débuts dans le monde du travail à l’époque où Internet se transformait en le plus révolutionnaire instrument de communication de masse de tous les temps, capable d’abattre toutes les barrières géographiques pour devenir une « autoroute de l’information, libre de toute contrainte ».

J’ai eu la chance de pouvoir suivre toutes les étapes majeures de ce développement, notamment celles du commerce électronique et de la diffusion de messages électroniques commerciaux. Je me souviens qu’à la fin des années 1996, avoir une adresse e-mail professionnelle était synonyme de prestige et de réussite ; qu’en 2000, avoir Internet en entreprise était considéré comme un privilège ; et que deux ans plus tard, la crise de l’e-business entraîna la disparition de nombreux sites de vente en ligne, en raison des vitesses de connexion inappropriées face à une technologie informatique offrant des pages Web riches d’illustrations et d’animations Flash. Cependant, c’est au début de ce nouveau millénaire que les connexions haut débit de type ISDN (Integrated Services Digital Network), ADSL et fibres optiques firent leurs apparitions au détriment des modems 32 et 56 KB.

Mon métier (chef de projet au sein d'une agence de communication) m'a permis d'approfondir les fonctionnements du Web, tant au niveau de la création de sites Internet de type "Look & Feel" qu'au niveau du référencement pour rendre les sites populaires et rentables. J’ai assisté à la montée en puissance de Google, Yahoo et MSN qui ont absorbé les autres moteurs de recherche comme AltaVista, Overture, etc.. J’ai vécu l’époque et la frénésie de la mythique Google Dance, qui animait l’activité des Webmasters les plus acharnés et avides de voir leurs sites obtenir les meilleures positions très convoitées de Google, et également le phénomène du Spam (sachant qu'aujourd'hui le Spam purement commercial et spontané a pratiquement complètement disparu car interdit et est aujourd'hui remplacé par l'email marketing, alors que celui de type "criminel" est inexorablement actif, avec des escamotages toujours plus sournois pour échapper aux logiciels et aux systèmes de sécurité, remplissant quotidiennement nos boites aux lettres !).

J’ai connu en 2000-2001 l’époque de Napster, site depuis lequel on pouvait télécharger gratuitement mais illégalement des morceaux de musique à l’aide d’un logiciel gratuit, créé par un jeune passionné de programmation – un certain Shawn Fanning - qui permettait de partager et télécharger la musique en format MP3.

Comment oublier ICQ, le premier programme Instant Messaging du monde, créé par Mirabilis, une entreprise israélienne de Tel-Aviv. Il fit son apparition pour la première fois en novembre 1996, mais en vérité, je ne l’ai utilisé qu’en 2001, en découvrant comme "chatter" pouvait être plus rapide et convivial qu’envoyer des emails.

Je m’arrête ici car, le temps et la maturité aidant, je ne vis plus Internet avec la "frénésie" de ses modes, mais seulement comme un outil de travail essentiel et précieux. Au fond, si l’on y pense bien, grâce aux langues, Internet a pu se développer et dépasser les frontières géographiques ; ce n’est pas un hasard si avec l'élargissement de la Toile, les besoins de traductions sont plus fréquents et nécessaires. .....".

Consultez l'article >>> L'origines d'Internet et la traduction professionnelle

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